ŒUF

Œuf

Soir immobile
Le monde gît
sous ses voûtes hautes
Une foule écran
charrie son silence
Des quinquets de quartz
brillent
entre les corps de faïence
Le cri d’Anubis
dessine des portées
de chacones injouables
Sous les sorbes
l’élytre des criquets
bat
sans orchestre

Le monde est plein comme un œuf
Me reconnaîtras-tu ?

J’ai des épaules de ciel
griffées par les oiseaux de proie
J’ai la patience du sable qui attend ton pas

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