Cisailles

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Il voyageait entre une caresse improbable et la sonnerie ponctuelle du petit matin. La solitude effaçait de ses yeux les habitudes nocturnes et diurnes, les embrassades posthumes.

Du jour nouveau, il pressentait le vide et sa vie se tenait là, à cheval sur l’abstrait.

Il la regardait dormir malgré le bruit de la rue en éveil. Le froid de l’aube les rapprochait parfois, fronts appuyés sur la vitre, l’un à côté de l’autre mais leurs haleines ne mêlaient pas leurs buées.

Il décida d’arpenter le chemin inverse et de se blesser aux épines du buisson ardent.  Avec le fer extrait de son sang, il forgea les cisailles qui trancheraient leur lien.

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